Pour vraiment s’en souvenir

Dans une publicité diffusée depuis quelque temps à la télévision, les épiciers Metro n’ont rien trouvé de mieux que de plaquer de belles images lénifiantes de grandes familles unies autour de bons repas sur l’air et quelques paroles de la chanson de Claude Dubois J’ai souvenir encore. […] Mais, là, bien franchement, on nage plutôt en pleine malhonnêteté intellectuelle. Car cette chanson de Dubois, loin de célébrer la joie des grandes retrouvailles familiales, relate plutôt la sordide réalité de la pauvreté des quartiers du bas de la ville de Montréal dans les années 1950-1960. […]

Claude Dubois a sans doute ses raisons de donner son approbation à un tel travestissement de ses écrits. Pour ma part, j’espère que la prochaine fois qu’ils verront cette publicité, les téléspectateurs auront une petite pensée pour la « vieille maison / que l’on dut démolir, rongée par les saisons ».

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