Pascal Élie m’a rendu heureux

[…] J’ai aimé Pascal Élie profondément, pour la finesse et la beauté de son dessin, sa tendresse, jamais bien loin de son humour, la capacité qu’il avait de traiter un jour d’un événement redoutable et le lendemain, d’un sujet profondément humain. J’ai en mémoire sa caricature pour la mort de Leonard Cohen, celle aussi d’un couple dont le mari apprend que sa femme a reçu un résultat de test positif… pour la grossesse, celle d’une infirmière que sa cheffe rejoint sur les pentes pour la faire rentrer au travail, et tant d’autres. Je les découpais et les affichais au mur, j’en ai numérisé plusieurs pour les regarder à mon aise et m’y référer. Pascal m’a rendu heureux et m’a aussi redonné le goût de continuer quand rien n’allait plus, de sourire aux pires moments, marquant ainsi la grande force du dessin quand il fait entièrement corps avec celui qui l’a conçu, la puissance de l’art, en somme.

Merci pour tout, cher Pascal, et où que tu sois maintenant, fais-les rigoler et émerveille-les ! Ils ont bien de la chance…

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