Pourquoi la gauche est aussi pertinente aujourd’hui

Dans un texte Libre opinion intitulé « Éric Duhaime, le mouton bleu foncé » (Le Devoir, les 24 et 25 septembre 2022), Patrice Roy, programmeur-analyste sénior, dit voir d’un bon oeil la montée du Parti conservateur du Québec dans la sphère politique québécoise ; un vent de fraîcheur, selon lui, face à une prétendue influence homogénéisante du parti de gauche Québec solidaire sur notre culture politique.

Or, bien qu’on puisse se réjouir du fait que des orphelins de la droite au Québec jouissent maintenant, grâce à Éric Duhaime, d’une plus grande visibilité et d’une plus grande représentation politique, il n’en demeure pas moins que la percée du « socialisme » au Québec s’est en fait enracinée pour des raisons fort similaires à celles évoquées en ce qui a trait au PCQ, à savoir que, dans un passé récent, aux élections de novembre 1998, la politique québécoise était monopolisée par trois chefs issus de la droite : Lucien Bouchard, Jean Charest et Mario Dumont y ayant alors croisé le fer.

Ainsi, qu’il s’agisse de la droite ou de la gauche, la politique, comme la nature, ayant horreur du vide, il s’imposait que les forces progressistes québécoises, aujourd’hui incarnées par Gabriel Nadeau-Dubois et QS, prennent du galon afin que nous puissions faire contrepoids à une mondialisation tendancieuse par suite d’accords commerciaux de libre-échange principalement axés sur l’optimalisation de la compétitivité et des profits.

Voilà pourquoi il importe aujourd’hui de réorienter les rapports entre les peuples afin de favoriser la concertation, sans laquelle nous ne saurions relever les nombreux défis planétaires, comme les changements climatiques, qui transcendent les frontières et nous obligent à nous adapter et à nous serrer les coudes plus que jamais.

À voir en vidéo