Où sont les proches aidants?

On parle de pénurie de main-d’oeuvre et on se demande : Où sont les professeurs ? Où sont les infirmières ? Où sont les médecins ? Où sont les personnes susceptibles d’assurer les soins corporels et l’alimentation, de faire le ménage, etc. ? Ne faut-il pas se demander finalement où sont les fameux proches aidants (qui sont la plupart du temps des proches aidantes), sur qui « le gouvernement compte notamment » pour atteindre ses cibles visant à réduire la présence de personnes n’ayant plus besoin de soins de courte durée ou de personnes en attente d’un lieu d’hébergement ? Ces cibles sont-elles réalistes ? Les échéances mentionnées sont très courtes.

Pour avoir participé à la mise en oeuvre de plusieurs « bons plans », j’ai vu les écueils rencontrés. Le pourquoi et le quoi sont généralement bien cernés, mais c’est le comment qui est souvent déficient. Les proches aidants deviennent une fiction, dans notre univers où les enfants devenus adultes habitent souvent très loin des personnes malades ou âgées. Je m’imagine des personnes retournées à la maison à Montréal dans des logements exigus, où habitent des familles en difficulté financière.

Le modèle proposé demandera des adaptations structurelles et des efforts importants. Les temps impartis pour trouver des hébergements seront-ils appliqués ? Mille questions se posent.

Nous voulons tous des améliorations, mais nous voulons aussi une mise en oeuvre réaliste. Attention au retour des femmes à la maison pour coordonner le quotidien de ceux qui débarqueront dans les foyers.

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