Le Poilievre et la torture

Le populisme est d’être ignorant, fier de l’être et bien décidé à le rester. Considérez bien toute la phrase, car ignorant, je le suis, tout comme vous qui me lisez, ainsi que votre voisin, votre voisine et l’ensemble du genre humain. Mais fier de l’être ? Bien décidé à le rester ? Jamais !

Le populisme est donc le culte de l’ignorance, qui ne connaît aucune frontière sociale, depuis les plus riches jusqu’aux plus itinérants. C’est un trait de mentalité qui envahit tous les espaces politiques, médiatiques et culturels depuis des millénaires et une bonne quarantaine d’années.

À titre d’exemple, et parmi tant d’autres, quand le populisme tend à s’étendre, cela veut dire que la bêtise devra aller au bout de sa logique : quand, au nom du « décomplexé », le racisme, le sexisme, l’homophobie, la xénophobie passent de tares de l’âme à opinions admissibles, voire « revendicables », et que sous leur forme tarée la correction est encore possible, pour peu que l’on conçoive l’effort, le progrès est encore possible, mais quand une fois ces opinions passées du côté normatif elles sombrent dans l’inconscient pour rejaillir, après un laisser-aller dangereux, dans un fanatisme actif, l’ignorance est accomplie, il ne lui reste plus qu’à être élue.

Ce populisme, déjà présent avant Trump, a connu sa déflagration avec lui. Il continue à se propager malgré les dénégations, les fausses questions et les faux doutes. En 2024, Joe Biden sera trop âgé, Kamala Harris arrivera dans une orgie de haine raciste qui a déjà pris des dispositions afin de créer une distorsion du vote dans la plupart des États républicains. Il y a fort à parier qu’un trumpiste pourra être le prochain président des États-Unis.

C’est pour cela que Poilievre, l’imitateur, a toutes les raisons de se tenir vent debout.

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