La défaite de Jean Charest

La politique a ses règles que la raison ne connaît pas. Rationnellement, vu ses états de service antérieurs, notamment comme premier ministre du Québec pendant plusieurs années, Jean Charest aurait dû gagner la course à la chefferie du Parti conservateur. Mais la politique est toujours affaire de circonstances, du bon moment. La pythie de Delphes aurait certainement prophétisé que ce n’était pas le bon moment pour Jean Charest. L’heure est au populisme, au Canada comme ailleurs. À cette aune, Jean Charest ne faisait pas le poids devant un Poilievre.

La politique n’est pas un « jeu » cruel, mais plutôt un « jeu circonstanciel ». C’est ainsi que les choses se passent dans les démocraties et même dans les dictatures depuis fort longtemps. L’exercice du pouvoir pour tout homme ou toute femme politique est toujours passager, éphémère. Et tout compte fait, c’est sans doute mieux ainsi.

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