L’économie ou le bonheur des citoyens

À l’aube des prochaines élections, les sondages augurent bien pour la CAQ. Il est donc probable que nous serons encore dirigés vers les politiques favorisant l’économie et « les emplois bien payés ». C’est le type de programme politique qui a majoritairement eu cours au Québec depuis plus de vingt ans. Ainsi, au temps du régime Charest, le discours portait sur les « vraies affaires » avec le Plan Nord. Toutefois, on n’a jamais dressé un bilan public montrant les bienfaits des activités qui y ont eu lieu. On sait toutefois que les travaux ont fait grossir le tas de résidus dont nous devons maintenant disposer à nos frais et de façon écologique, ce qui n’est pas encore trouvé.

La politique économique a continué à prospérer avec le gouvernement Couillard lorsqu’il a donné à la Caisse de dépôt et placement le mandat de construire le REM à Montréal afin de donner à cette institution publique l’occasion d’engranger de juteux profits. Cette opération permettait en même temps au gouvernement de ne pas augmenter la dette, ce qui allait avec son intention de réduire les dépenses en vue du déficit zéro.

Pour sa part, le gouvernement Legault a voulu contribuer à sa façon à la bonne santé économique des entreprises, notamment minières, en laissant son ministre distribuer, sans l’évidence de raisons probantes, des dizaines de millions à des compagnies qui ne semblaient exister que grâce aux contributions de l’État. Pendant ce temps s’est développée une crise du logement qui affecte les citoyens les plus pauvres et qui permet à de gros investisseurs de faire, de l’immobilier, une occasion de profit plutôt qu’une nécessité de logement.

À l’égard de ces aberrations, un nouveau gouvernement aura-t-il la carrure et les aptitudes pour maîtriser ce genre de problèmes qui ne touchent pas seulement l’économie, mais aussi le bonheur des citoyens ? Il est à espérer que les projets d’infrastructures, comme le tunnel et le pont de l’Île d’Orléans, conçus et développés en formule politique, ne se réalisent pas sous cette formule afin d’être revus et analysés par les personnes compétentes en cette matière.

À voir en vidéo