Le contrepoids nécessaire

Si les sondages se révèlent le reflet des résultats du 3 octobre prochain, la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault pourrait rafler une centaine de comtés le jour du scrutin, laissant aux quatre autres partis un maigre butin de 25 circonscriptions à se partager. Ce qui suppose qu’un parti pourrait, par exemple, se retrouver avec un seul député.

Un scénario pour le moins déstabilisant eu égard au bon fonctionnement de la démocratie qui a besoin nécessairement d’une opposition représentative pour agir comme contrepoids au gouvernement élu. À défaut de quoi, ce gouvernement aura le loisir de faire adopter tous les projets de loi qu’il présentera à l’Assemblée nationale même si tous les partis d’opposition se regroupent pour battre le projet de loi.

Ceci étant dit, la balle est maintenant dans le camp des partis d’opposition qui se doivent de présenter des plateformes électorales orientées vers le changement [...].

La CAQ n’a pas accompli que des bons coups durant son mandat, en particulier l’hécatombe de la COVID-19 dans les CHSLD. À cet effet, le ministère de la Santé et des Services sociaux vit continuellement des crises, notamment relativement au temps de service obligatoire imposé au personnel de la santé. De plus, plusieurs écoles se retrouvent dans un état de décrépitude avancée…

Bref, ce ne sont pas les écueils laissés par la CAQ qui manquent. Aux autres partis de les exploiter pour s’attirer davantage d’électeurs et, qui sait, arriver le 3 octobre avec un gouvernement présentant une opposition en mesure de jouer son rôle, soit d’assurer un solide contrepoids permettant à la démocratie de jouer son rôle efficacement.

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