Jean Charest prend du mordant

Avec l’appui du candidat exclu de la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), Patrick Brown, l’ex-premier ministre libéral du Québec Jean Charest prend du galon. Patrick Brown soutient que Jean Charest demeure le meilleur adversaire pour combattre l’extrémisme de Pierre Poilievre.

Dans la foulée, le coprésident de la campagne nationale de M. Brown, John Reynolds, un appui de taille, a annoncé son soutien à Jean Charest, qui, selon lui, est le meilleur choix pour « unir le parti et former un gouvernement conservateur national », indique-t-il dans une lettre. M. Reynolds se dit extrêmement inquiet des divisions au sein du PCC et déplore le ton vindicatif utilisé dans certaines campagnes.

Or, à ses dires, Jean Charest respecte tous les membres, même ceux qui ne sont pas d’accord avec ses positions. « Nous avons besoin d’offrir aux Canadiens un Parti conservateur uni et inclusif avec un nouveau chef expérimenté », et il estime pour cette raison que Jean Charest est le meilleur candidat. Toujours selon John Reynolds, le PCC ne pourra pas gagner les prochaines élections fédérales ni battre les libéraux et former le prochain gouvernement s’il est divisé. Il croit que Jean Charest possède l’expérience et la crédibilité dont le parti et les Canadiens ont besoin. Le PCC a besoin « d’idées ambitieuses et de solutions sérieuses, pas seulement des slogans réclamant plus de liberté ».

Enfin, M. Reynolds souligne que Jean Charest n’a pas peur de s’attaquer aux questions difficiles. D’après lui, c’est le temps de redonner le pouvoir à la base conservatrice, et « Jean Charest est le candidat qui a le pouvoir de le faire et qui propose de le faire ».

Fort de ces appuis, Jean Charest vient de donner un second souffle à sa campagne et devient un candidat sérieux dans la course à la direction du PCC. Reste à voir comment réagira Pierre Poilievre devant ce nouveau scénario.

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