La «canadianisation» de Montréal

Je suis étonné de constater la canadianisation de Montréal. Je commence à me rendre compte que les politiques de multiculturalisme du gouvernement Trudeau commencent malheureusement à porter leurs fruits.

J’étais au spectacle de Half Moon Run à l’Olympia, le 5 juillet 2022. Pour avoir fait la queue avant de rentrer à l’Olympia et d’évoluer à l’intérieur, j’ai pu constater de façon évidente que la salle était composée majoritairement de francophones. Half Moon Run est un groupe très apprécié, pour les bonnes raisons, et très chouchouté à Montréal, le public montréalais étant ce qu’il est.

Half Moon Run, un groupe « basé à Montréal » a donné une performance extraordinaire. Une présence sympathique, quelques présentations des pièces en anglais, mais, tout de même, à certains moments, des remerciements en français avec de petits « merci » timides.

Par contre, l’artiste Shaina Hayes, qui faisait la première partie du spectacle, en a fait tout autrement. J’ai cru comprendre que les membres du groupe Half Moon Run ont préféré engager un groupe moins bon qu’eux pour ne pas se faire voler la vedette. Dans cette mesure, c’était parfaitement réussi. Heureusement que nous étions debout pendant les cinq longues chansons de Mme Hayes, car nous aurions pu nous endormir tant sa musique est vide et ennuyeuse.

Mais ce qui m’a davantage ennuyé, c’est son arrogance d’anglophone unilingue qui vit — de toute évidence selon ses propos — au Québec, en nous adressant la parole entre chaque pièce en anglais seulement. Le seul mot prononcé en français était le nom de sa municipalité (Mont-Saint-…) près de Montréal pour nous parler de son occupation de fermière et nous vendre son miel tout en nous distillant sa culture anglo-saxonne.

Je suis déçu de l’attitude des Montréalais francophones qui ne semblent pas se préoccuper de cette situation. Comme si parler français était un passage obligé et que, dans le fond, ils auraient préféré vivre en anglais en bon canadians.

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