Solutions à l’inflation alimentaire…

Il y a un mois, la Table de concertation sur la faim et le développement social du Montréal métropolitain proposait une solution nuancée au problème de surchauffe des prix des aliments qui affecte de plus en plus de gens : que l’État intervienne pour établir des règles afin de freiner cette hausse démesurée des prix de quelques aliments de première nécessité que nous produisons au Québec. Plusieurs médias ont alors, en général, bien couvert cette proposition. Je les en remercie.

Depuis deux semaines, cependant, tous font état de cette situation dramatique pour la population, notamment pour les plus pauvres et, de plus en plus, pour les salariés à faible revenu, qui voient leur facture alimentaire bondir dramatiquement, mais aucun ne revient sur les solutions présentées.

Certes, on donne la parole à plusieurs économistes, qui affirment que les chèques électoralistes de 500 $ accentuent l’inflation au lieu de la combattre. C’est en effet un incitatif pour ceux qui sont à la tête du système alimentaire à continuer d’augmenter la facture, persuadés qu’ils sont que les gens pourront ainsi la payer. C’est une vision à courte vue et, surtout, erronée ! De fait, les gens s’appauvrissent pendant que les actionnaires des grandes chaînes alimentaires croulent sous les bénéfices. [...]

En fait, quand le premier ministre Legault affirme que « les Québécois aiment les chèques », il dévoile les priorités de son prochain budget électoral. Lui qui, durant la pandémie, a su délier les cordons de la bourse gouvernementale pour stimuler l’économie, il devra pourtant faire face à la musique quand notre économie se retrouvera dans une récession qu’il aura contribué à faire émerger. La question mérite d’être posée : M. Legault, choisirez-vous de travailler pour le bien commun ou pour les biens de quelques-uns ?

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