L’appât du vote

Le gouvernement devrait légiférer pour bloquer la hausse des prix de la centaine de produits élémentaires, produits de base dont les citoyens ont besoin pour s’assurer un minimum de qualité de vie.

La marée de misère s’étend maintenant dans les chaumières des salariés de la sous-classe moyenne : celle des petits moyens. Pas une journée ne passe sans que des spécialistes de l’économie, d’une banque, d’un institut quelconque ne viennent nous hanter avec un discours mi-figue, mi-raisin, sur la crise économique qui prévaut.

Québec s’est montré magnanime et miséricordieux avec son chèque de 500 $ délivré à une très grande majorité de Québécois ; mais cette obole du moment ne représente même pas le maintien à flots pendant une semaine de centaines de milliers de familles obligées d’avoir, de manière pérenne, recours aux banques alimentaires partout au Québec.

Les élus caquistes veulent que les électeurs se souviennent de ce geste généreux en faveur du peuple quand ce dernier se présentera à l’urne, le 3 octobre prochain. En effet, 500 $ distribués en un coup, cela frappe davantage l’esprit de l’électeur qu’une baisse du coût du panier d’épicerie étalée d’ici la journée du vote. Une façon d’aider moins glamour, mais de loin plus aidante, par exemple, pour une mère de famille monoparentale de deux adolescents à l’appétit vorace, qui tire le diable par la queue.

Déjà assuré d’une victoire sans péril, le gouvernement caquiste cherche-t-il à battre le record de la majorité absolue chez les gouvernements québécois qui se sont succédé, à date, en prenant de la sorte en otage celles et ceux qui subissent davantage la hausse invasive de l’inflation ? Si oui, c’est honteux et révoltant.

À voir en vidéo