Le logement entre le marteau et l’enclume

Ne sachant trop prévoir, mieux vaut bien s’asseoir. Une devise qui n’a jamais échappé à nos fiers ronds-de-cuir. Que ce soit en éducation, dans les transports ou en santé, les drames s’accumulent souvent plus par imprévoyance que par ignorance. La crise des passeports est certes inégalée et précipitée par la COVID-19, mais elle est aussi due en partie au retard des demandeurs. Oui, les « tempêtes parfaites » existent, mais elles sont rarement le fait du hasard ou d’un seul responsable. L’hécatombe des CHSLD a montré que la négligence et l’omerta administratives peuvent avoir raison même de la prudence élémentaire et des sonneurs d’alerte. En serait-il de même de la situation du logement partout au Québec ? La journée nationale du déménagement, le 1er juillet, a maintes fois démontré l’aberration des baux à période fixe et le coût socio-économique énorme qui en résulte, la pénurie des logements à prix modiques s’en trouvant exacerbée par une surenchère dans les prix. En plus d’une échappatoire dans la fourniture de logements adéquats, faute de temps. Un choc économique et social qui serait plus facile à absorber à plus long terme. Se pourrait-il qu’une promesse électorale existe qui présente une économie plutôt qu’un coût pour le Trésor public ?

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