Appel à l’armée pour la crise des passeports

S’agissant de la catastrophe du service canadien des passeports, j’ai deux nouvelles : une bonne et une mauvaise.

La mauvaise nouvelle d’abord : pour quiconque connaît la fonction publique canadienne de l’intérieur, la catastrophe des passeports n’a rien d’étonnant. Malgré les critiques de l’extérieur, dans la fonction publique canadienne les responsables de tels gâchis sont toujours maintenus en poste et ne font que répéter leurs mauvaises et coûteuses expériences. Pensez à l’affaire du système de paie Phénix, qui a coûté au bas mot des dizaines de millions de dollars. Avez-vous entendu dire qu’un seul des responsables a été sanctionné ou congédié ? Hélas ! On peut être assuré qu’il en sera de même au service des passeports.

La bonne nouvelle : on pourrait mettre fin à la catastrophe dès aujourd’hui en faisant appel à l’armée canadienne ! Je ne comprends pas que cela n’ait pas encore été fait.

Au fil des ans, depuis Lester B. Pearson, l’armée canadienne s’est taillé sur la scène internationale une réputation solide et très avantageuse pour ses actions dans le domaine du maintien de la paix, plus précisément pour ses interventions de type administratif, par opposition au rôle de combattant.

Dans mon travail pour les Nations unies et pour des missions internationales, j’ai vu l’armée canadienne agir afin de résoudre des problèmes semblables à ceux du service des passeports, et même certains beaucoup plus graves. On y fait volontiers appel parce que les soldats canadiens ont la réputation d’être compétents, disciplinés, efficaces, rapides et bien formés pour des problèmes de ce genre. Ils ont aussi la réputation d’être généreux et de bon sens. Pourquoi ne serviraient-ils pas les Canadiens pour une fois ?

Pourquoi le gouvernement canadien n’y ferait-il pas appel pour régler cette catastrophe qui, de toute évidence, dépasse largement les capacités des autorités et du personnel du ministère ? Il y a longtemps que cela aurait dû être fait.

 

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