Agir là où ça compte

Selon le Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, dont faisait état Le Devoir du 11 juin, le Québec ratera son objectif de réduction de la consommation de produits pétroliers.

Ne s’en étonneront que ceux qui ne fréquentent jamais notre réseau routier. Les gros véhicules y règnent en maîtres, et rares sont ceux qui respectent les limites de vitesse. Selon le site Web de Ressources naturelles Canada, « à une vitesse de 120 km/h, un véhicule consomme environ 20 % plus de carburant qu’en roulant à 100 km/h ».

Comme le secteur des transports est celui qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre, c’est là qu’il faut agir de manière résolue. Il suffit de réduire la limite de vitesse sur nos autoroutes à 90 km/h, en tolérant au maximum 100 km/h, et de prendre véritablement les moyens de faire respecter cette limite. Ne serait-ce pas là une manière efficace, et relativement simple à mettre en place, de réduire, rapidement et de manière importante, notre consommation de pétrole ? Le Plan directeur mentionne bien, en page 6, la nécessité de réduire les limites de vitesse, mais cette voie n’est mentionnée nulle part ailleurs dans le document. Le professeur Pineau, longuement cité dans l’article du Devoir, n’en parle pas non plus. Pourquoi est-elle ainsi passée sous silence ?

À voir en vidéo