Triste festival de l’incohérence

Le 8 juin dernier, Michel Roche, professeur de science politique (Université du Québec à Chicoutimi), et Michel Seymour, professeur retraité de philosophie (Université de Montréal), ont publié un texte Idées dans Le Devoir intitulé « Ira-t-on jusqu’à la dernière goutte de sang ukrainien ? ». Ils y démontrent que l’Ukraine n’est devenue ni plus ni moins que l’échiquier sur lequel les États-Unis et la Russie se font la guerre. Honte à la Russie, mais aussi honte aux gouvernements américain, britannique, canadien, suédois et finlandais pour leur comportement qui nourrit cette guerre.

En plus de toutes ces vies ignoblement perdues dans la violence et la torture, ce conflit nous éloigne de nos immenses et urgents problèmes environnementaux. Tout l’argent dépensé par les membres de l’OTAN et par la Russie dans l’industrie de la guerre devrait être investi dans des solutions environnementales.

Effet pervers, le boycottage des produits pétroliers russes permet à certains dirigeants et à certaines entreprises de nous faire croire que leurs projets de pétrole canadien sont légitimes. Pensons entre autres à GNL Québec. Pensons à Steven Guilbeault, qui fait de son mieux pour promouvoir le pétrole bitumineux canadien auprès des Européens, etc.

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