René Lévesque, chantre du dialogue

Merci au Devoir pour l’entrevue qu’il m’a accordée cette semaine. J’aimerais apporter quelques précisions. Je ne prétends pas avoir été mal cité. Pas du tout. Je comprends qu’on ne peut pas tout écrire dans un article basé sur une entrevue assez longue.

Je pense qu’effectivement, mon père, René Lévesque, n’aurait pas diabolisé les mouvements associés au « wokisme », car il était un progressiste. J’aurais sans doute dû insister davantage lorsque j’ai ajouté qu’il aurait quand même exprimé des réserves. Il aurait sûrement déploré certaines dérives qui font, par exemple, qu’un certain wokisme n’a plus grand-chose à voir avec celui qu’incarnaient Rosa Parks et Martin Luther King dans les années 1960. Dérives d’un wokisme qui flirte, à la limite, avec le communautarisme, avec une forme ou une autre de racisme inversé ou, ce qui n’est pas beaucoup mieux, avec une ghettoïsation auto-infligée.

Par ailleurs, c’est vrai, mon père aurait très probablement eu des atomes crochus avec Québec solidaire. Cependant, et c’est ce que j’ai eu tort de ne pas ajouter, il n’aurait pas applaudi les extrémistes qui ont empêché leurs propres leaders de dialoguer avec les militants et les sympathisants du Parti québécois, qu’ils ont copieusement calomniés, il y a quelques années.

Mon père était un partisan du dialogue et, ce qui s’ensuit, d’une société inclusive.

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