Réponse à M. André Pratte

Monsieur Pratte, dans un texte Idées intitulé « Les plaques tectoniques de la politique ont bougé », paru dans Le Devoir du vendredi 10 juin 2022, vous faites référence à une définition du mot « rêve » qui apparaît dans le dictionnaire Le Robert. Selon cette référence, la signification de « rêve » nous renvoie au mot « illusion » ou encore à « un projet trop beau pour se réaliser un jour ». Vous présumez que c’est ce type de définition qui s’appliquerait désormais au « projet » de souveraineté ou d’indépendance du Québec.

J’aimerais apporter quelques nuances à vos propos sur la notion du verbe « rêver », car je crois connaître moi aussi la signification de ce mot, tout comme un grand nombre de Québécois. Si je me fie au Petit Larousse en ma possession (1984), la définition du mot « rêver » comporte plusieurs aspects, entre autres : méditer sur ou rêver à des projets d’avenir, désirer ardemment, souhaiter, rêver d’être. J’aimerais rappeler une citation de René Lévesque : « C’est le rêve qui nous fait avancer, mais on n’avance pas en rêvant. »

Ainsi, M. Pratte, je crois que « rêver d’indépendance » n’est pas « illusoire » si on se donne la peine d’y travailler et d’y croire.

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