La vie est ailleurs

Je n’ai plus de télé depuis sept ou huit ans, mais je lis les journaux. Nous tournons en rond et nous en sommes très heureux. Pourtant, le bonheur est ailleurs, la vie est ailleurs.

Sortons. Allons voir la vie, la vraie vie. Dans nos villes, sitôt le pied sur le trottoir, on entend les moineaux domestiques chanter. Il pleut. Un peu plus loin, les têtards de la grenouille des bois sont heureux ; le soleil n’arrivera pas cette année à boire rapidement l’eau de la mare, ce qui permettra aux queues de poêlon de s’en sortir.

Jetez un œil sur le tarin des pins dans votre coin. On l’a longtemps appelé « chardonneret des pins ». Cet oiseau est un malin ; il a toujours l’air de quelqu’un qui a la vie facile. Et depuis plus de 200 ans, il démolit le discours des ornithologues ; si bien que plusieurs auteurs de livres d’identification en Amérique du Nord ont évité d’en parler.

Et puis, depuis la deuxième semaine de juin, nous sommes au temps des hespéries, un petit papillon à grands yeux. Cette année, parmi elles, comme l’année dernière, la plus commune est l’échiquier.

Et avez-vous remarqué que le jaseur d’Amérique, cousin du jaseur boréal, est entré ? La paruline masquée également ?

La liste pourrait être bien longue. La vie est ailleurs.

 

Cessons de nous enfermer dans des discours répétitifs.

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