Semaine scolaire de quatre jours

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a certainement raison de dire que le plus grand défi que notre système scolaire doit relever actuellement est la pénurie de main-d’œuvre (« Des aides-enseignants arriveront dans 100 écoles dès septembre », 31 mai 2022, Le Devoir).

En fait, plus tôt cette année, le gouvernement a annoncé qu’il voulait embaucher environ 8000 personnes dans le réseau d’éducation d’ici 2026. C’est bien parce que le « plus grand défi » en réalité est le nombre de décrocheurs.

Alors, voici une idée qui a été essayée dans d’autres endroits en Amérique du Nord : la semaine scolaire de quatre jours.

Évidemment, il faudra quand même maintenir le même nombre d’heures d’instruction par année scolaire, mais cela donnerait aux enseignants une journée professionnelle hebdomadaire — généralement le lundi ou le vendredi.

Il semble que l’adoption d’une semaine scolaire de quatre jours permet d’économiser de précieux fonds scolaires : il suffit de constater les coûts de transport, les factures d’électricité et la nécessité d’avoir des enseignants suppléants. Les partisans de cette idée affirment qu’une semaine de travail de quatre jours permet d’attirer et de retenir des enseignants compétents.

Les élèves auraient davantage la possibilité de participer à des activités sportives et parascolaires, de faire du bénévolat et, le cas échéant, de recevoir des heures de tutorat. Les rendez-vous chez le dentiste et le médecin pourraient être programmés ces jours-là.

Apparemment, une semaine scolaire plus courte aide à réduire les problèmes de discipline, réduit les absences et, généralement, les enseignants et les élèves sont plus heureux.

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