Intégration nordique

Séjournant à Oslo, je communiquais en anglais avec les Norvégiens, même si nous ne maîtrisions pas cette langue. Les menus des restaurants ne sont pas traduits et, si les emballages des produits alimentaires le sont, c’est en danois, en suédois et en islandais. Alors que j’observais les maquettes d’habitations et de véhicules futuristes dans un commerce de design industriel, l’employé, visiblement d’origine orientale, cherchait ses mots pour m’expliquer les projets. Par contre, partout où j’allais, les locaux d’origine étrangère s’exprimaient dans un norvégien impeccable, quelle que soit la nature de leur emploi.

Au lieu de permettre le Québec bashing, pourquoi le gouvernement fédéral, qui vient d’approuver l’expertise en forage pétrolier de la société norvégienne Equinor au large de Terre-Neuve-et-Labrador, ne reconnaîtrait-il pas leurs succès en matière d’intégration linguistique et de fonds souverain ? Le cheval de bataille d’une société distincte.

 

À voir en vidéo