Le Québec et la mobilité

[…] En apparence, les Québécois seraient incapables de gérer le moindre rejet, et un simple avis contraire, même formulé de bonne foi, semble être perçu ici comme un affront.

Or, dès qu’il s’agit de pont, de route, d’autoroute, de viaduc, de métro, de REM, de tramway, de voies réservées, de péage, de tunnel, de navette, de train de banlieue, de traversier, de piste cyclable et de transport scolaire, ils s’engagent dans une cacophonie pour et contre très appuyée, dans des discours enflammés qui ont tous intrinsèquement la faculté d’annuler le discours ou la décision ayant immédiatement précédé.

Pareil processus peut durer de 50 à 60 ans, ou même davantage. Leur métro desservant la métropole, après 55 ans d’existence, ne comporte toujours qu’une seule et unique station sur la Rive-Sud ! Leur autoroute 15, celle vers les Laurentides — région de villégiature numéro un, et ce, douze mois par année — ne compte que deux voies, une fois passé Saint-Jérôme […]. La route 50, qui ne compte qu’une seule voie dans chaque direction pour l’équivalent de 75 % de sa course, est pourtant appelée localement autoroute !

Nous sommes encore à plancher sur la compréhension du phénomène, car elle échappe encore, toujours, et complètement, aux experts. Certaines aberrations ont la vie dure !

À voir en vidéo