Comme un vélo dans le métro

Au printemps 2020, après deux crevaisons sur l’île Notre-Dame, j’ai pu monter à la station Jean-Drapeau grâce à la générosité du guichetier. Mais à la station Berri-UQAM, déserte, un gardien s’est fait un devoir de m’expulser pour m’empêcher de monter dans un train vide avec mon vélo. Il faut savoir qu’en semaine, un seul vélo est permis dans le wagon de tête entre 10 h et 15 h, et après 19 h. Et cette permission est révoquée au moindre événement, même en sens contraire de l’affluence. Alors je m’explique mal qu’on se propose maintenant d’accueillir les chiens en laisse dans le métro. Mon vélo, que je n’assois pas sur une banquette, n’aboie pas, ne mord pas, ne fait pas de dégâts, ne sème pas de petits sacs verts et ne rend personne allergique. Peut-on en dire autant des chiens ? Le vélo constitue par contre un maillon actif de la chaîne du transport multimodal. Prendre Paris comme exemple me semble assez inquiétant, quand on pense qu’on a dû inventer les motos-crottes pour y nettoyer les trottoirs.

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