Les femmes sont-elles des victimes en politique?

La cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ) se plaint des exigences de la politique envers les femmes, « deux poids, deux mesures comparativement aux hommes ». Les insuccès du PLQ ne sont pas liés à son statut de cheffe féminine, mais plutôt à une conjoncture politique qui défavorise les partis traditionnellement associés au pouvoir […].

Par ailleurs, je regarde le bilan de Véronique Hivon, députée du Parti québécois pendant 14 ans. Elle a su s’imposer et attirer le respect de ses pairs, hommes ou femmes, lors de débats fondamentaux sur l’aide médicale à mourir et les tribunaux spécialisés sur les cas de violence familiale, un succès reconnu par tous. Enfin, pensons à Pauline Marois, dont le leadership marquera l’histoire politique du Québec, avec la création des CPE et la déconfessionnalisation des commissions scolaires catholiques et protestantes, sans oublier le fait qu’elle fut la première femme à accéder au poste de premier ministre du Québec.

Au niveau fédéral, Chrystia Freeland assume en ce moment de lourdes responsabilités, comme ministre des Finances, et plusieurs observateurs voient en elle la successeure du premier ministre actuel ! […]

La force de caractère et le leadership sont deux qualités fondamentales requises pour assumer des postes de pouvoir en politique, que l’on soit une femme ou un homme ! Cela dit, Mme Anglade doit assumer ses erreurs de jugement et sa perte d’influence dans son propre parti lorsqu’elle prend des décisions improvisées sur la loi 96 concernant la langue officielle au Québec. Bonne chance, Madame Anglade, et surtout bon courage d’ici les prochaines élections cet automne, nos jeunes filles ont toujours besoin de modèles, peu importent les victoires ou les défaites. Gagner, c’est avant tout s’affirmer, persévérer et assumer ses convictions !

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