Droit international et morale

Dans le meilleur des mondes, la morale ou l’éthique devrait être à la base des relations interétatiques. Mais tel n’est pas le cas, et on le constate certainement dans le cas de la guerre actuelle en Ukraine ; une guerre qui est manifestement contraire au droit international ; ce dernier interdit toute guerre, sauf en cas de légitime défense, ce qui ne s’applique évidemment pas pour la Russie.

Le droit international essaye de civiliser les relations internatio-nales. Avec un succès relatif, il faut bien le constater ; par exemple, l’ONU s’avère impuissante pour arrêter la guerre en Ukraine. Si les dirigeants des États n’ont aucun sens moral, aucun respect pour la vie et la dignité de la personne, le droit international ne s’applique pas, et seul compte le rapport de force. C’est alors la domination de l’animalité de l’homme et des armes qu’il aime tant produire.

Le progrès de l’humanité dans tous les domaines ne peut se faire sans de solides socles moraux. La Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme sont de tels socles. Encore faut-il respecter la lettre et l’esprit de ces grands textes juridiques internationaux. Ce grand objectif n’est, hélas, pas atteint à ce jour par les gouvernements. Il ne faut pas désespérer, en dépit des apparences contraires. Sinon, que reste-t-il ?

 

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