Les perdants et les gagnants

La guerre en Ukraine est en cours depuis maintenant un mois. Pas besoin d’être prophète pour déjà prédire quels en seront les perdants et les gagnants. Commençons par les premiers.

Grande perdante : l’Ukraine. Même si elle sort militairement gagnante de cette guerre qu’elle n’a pas voulue, l’Ukraine comptera des milliers de morts et de blessés, des millions de déplacés, verra ses villes détruites en partie ou en totalité, son territoire ravagé. Elle mettra des décennies à s’en remettre humainement et matériellement.

Seconde perdante : la Russie. Que Vladimir Poutine atteigne ou non ses objectifs militaires, le niveau de vie de la population déclinera, des milliers de ses soldats mourront, et son influence internationale (politique, financière, etc.) sera réduite quasiment à rien pour des décennies.

Troisièmes perdants, ex æquo : l’Union européenne et l’OTAN. Incapables de s’entendre autrement que pour applaudir le président Volodymyr Zelensky, fournir des armes à l’Ukraine et imposer des sanctions à la Russie, ces deux organismes rééditent les accords de Munich de 1938. Comme disait Churchill, ils ont préféré la honte à la guerre, ils auront les deux.

Les gagnants : les fabricants d’armes. Pour augmenter le budget militaire des pays de l’OTAN à 2 % du PIB, il faudra non seulement racheter les armes utilisées pendant le conflit, mais en fabriquer d’autres, si possible plus performantes. Soyons cyniques : si vous avez de l’argent à investir, regardez du côté des actions de Lockheed Martin, Raytheon Technologies, Northrop Grumman, General Dynamic, et autres. Des années de juteux bénéfices à prévoir. Tout ça, bien entendu, si on évite une guerre nucléaire.

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