La culture est-elle du divertissement ou une oeuvre utile?

Comme bien d’autres, j’ai sursauté en entendant le nouveau directeur national de santé publique par intérim qualifier les activités culturelles de « divertissement ».

Loin de vouloir lui jeter la pierre (la culture n’est pas son champ d’expertise), je saisis la balle au bond pour faire découvrir au Dr Luc Boileau des témoignages fracassants et convaincants de personnes qui ont vu leur vie transformée par le contact avec une œuvre d’art. Ces témoignages, c’est la journaliste Émilie Perreault qui les a consignés dans le livre et dans la série télévisée Faire œuvre utile. Les propos recueillis sont ceux de gens de tous horizons, qui, après une blessure, ont vu leur vie « réparée » par le contact avec l’art. On ne parle pas ici de culture élitiste, mais d’une grande diversité d’œuvres et d’artistes, allant de Yannick Nézet-Séguin à Louis-José Houde, en passant par Anaïs Barbeau-Lavalette et Fred Pellerin.

Faire œuvre utile nous montre que la culture, loin d’être un luxe, contribue à la santé et au bien-être. Un message auquel le Dr Boileau, ainsi que le premier ministre et la ministre de la Culture devraient être sensibles.

Pourquoi alors ne pas hisser la culture au rang de priorité ? Je conclurai en faisant référence à une autre de mes lectures récentes, celle du sociologue Frédéric Lenoir, qui nous rappelle que « c’est souvent par le biais de son imagination que l’homme d’aujourd’hui peut vivre cette expérience de “réenchantement du monde” ». Tous conviendront que notre monde a bien besoin d’être réenchanté.

  

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