Beaucoup de beauté

Loin de moi l’idée de vouloir diminuer les difficultés, ennuis et autres complications auxquels doivent faire face les uns et les autres depuis le début de la pandémie. Je pense particulièrement aux familles qui comptent de jeunes enfants ou des ados, ou les deux !

Curieusement ou contradictoirement, si je puis dire, je crois avoir rarement apprécié autant la beauté des œuvres d’art que je suis en mesure d’encore fréquenter. Il y a la formidable Julie Nesrallah, à la CBC, qui nous offre trois heures de musique classique chaque matin de la semaine (oui, elle sait comment prononcer dans un français impeccable le nom de Yannick Nézet-Séguin et des autres musiciens québécois) ; à Radio-Canada, il y a Stanley Péan pour le jazz, Marie-Christine Trottier pour du classique en soirée et, pour la chanson d’ici et d’ailleurs, Monique Giroux et Claude Saucier, notamment.

La lumière n’est pas seulement « au bout du tunnel », comme dit l’autre ; on peut la voir également, ou l’entendre, chez soi ou pas très loin. La musique à la radio, certes ; mais aussi, à Montréal en tout cas, il y a des œuvres d’art visuelles à admirer dans les galeries, Simon Blais, Art mûr, au 1700 La Poste ou à la Fondation Guido Molinari, parmi plusieurs autres. Mes amis me reprocheraient avec raison de ne pas mentionner les bibliothèques, où je vais souvent emprunter des livres.

Et c’est sans compter les parcs qui longent la rivière des Prairies (je parle du quartier que j’habite aujourd’hui), dont l’extraordinaire parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, où me promener me console de ne pas oser aller voir un film sur grand écran, par exemple au Beaubien, ou, par-dessus tout, un spectacle à l’Agora de la danse.

Pandémie et confinement rendent-ils plus réceptifs à la beauté qui nous entoure ? C’est, dans les circonstances, la grâce que je souhaite à tous.

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