Jean-Claude Corbeil, cheville ouvrière de la francisation des milieux de travail

« Comment voulez-vous franciser les milieux de travail sans donner aux travailleurs les noms français des outils qu’ils manipulent ? » m’avait dit, un jour, Jean-Claude Corbeil. Ayant travaillé pendant vingt ans à l’Office de la langue française (aujourd’hui devenu l’OQLF), j’ai gardé en mémoire ce bon conseil. En mettant sur pied huit des dix bureaux régionaux de l’Office, dans les années 1979-1983, j’ai exigé que ces bureaux comprennent une conseillère ou un conseiller en francisation et une ou un linguiste. C’est ainsi que le vocabulaire de la langue de travail a pénétré dans les usines, les manufactures, les garages, etc.

L’arrivée sur le marché, en 1986, du dictionnaire Le visuel de Jean-Claude Corbeil a été un cadeau inestimable pour la francisation des milieux de travail. Puis, en 1988, Marie-Éva de Villers, sous l’influence de Corbeil, publiait le Multidictionnaire de la langue française, qui devenait le livre de chevet de tout le personnel administratif de ces entreprises. Merci à vous deux d’avoir fourni à des milliers de Québécoises et de Québécois les outils nécessaires pour vivre en français dans leur milieu de travail.

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