Préserver le parc de Saint-Mathieu-du-Parc

Devant le tollé soulevé par un groupe de citoyens de la Mauricie pour sauvegarder le parc récréoforestier de Saint-Mathieu-du-Parc, je ne peux rester silencieux.

Je comprends que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a, en octroyant ce boisé par encan à l’entreprise Rémabec, respecté les prescriptions de la Loi sur les forêts.

Je comprends aussi que les fonctionnaires régionaux de ce ministère n’ont fait qu’appliquer ce que la loi leur demande.

Je comprends que Rémabec, à qui le contrat de coupe et de réaménagement forestier a été octroyé selon la loi, est en droit de procéder à la coupe et au réaménagement prévu. En passant, Rémabec est une entreprise reconnue et respectueuse des travaux forestiers. Elle n’est pas comme cette compagnie mafieuse de Gatineau.

Je comprends que les membres du groupe de citoyens contestent la décision du ministre en disant que la consultation de 2018 n’a pas été suffisante pour leur permettre de faire valoir leur opposition à ce contrat, qui vient perturber les projets récréotouristiques de cette forêt de proximité.

Devant ces constatations, le ministre est, selon moi, devant un choix logique, c’est-à-dire décréter un moratoire afin que la coalition lui propose d’autres façons d’aménager cet endroit dans le but de préserver sa vocation de forêt récréotouristique.

Le groupe, voulant se transformer en un organisme à but non lucratif, pourrait être habilité à concrétiser ce dossier en proposant d’autres façons de faire les coupes de bois et de faire l’aménagement de ce boisé.

Quant à la société Rémabec, le ministre a le pouvoir de révoquer le contrat tout en ne la pénalisant pas, et même en la dédommageant pour les frais engagés lors de la mise en place de ce contrat.

Ce faisant, le ministre permettrait aux citoyens de préserver ce boisé, qui serait inclus dans la réserve verte (aire protégée).

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