Devoirs et responsabilités en temps de pandémie

La présente crise pandémique nous révèle les fractures sociales qui caractérisent nos univers collectifs polarisés et la violence qui se répand comme un poison dans l’indifférence générale.

Les notions essentielles que représentent les droits et les libertés monopolisent les débats qui sont nécessaires pour affronter la pandémie tout en préservant les éléments fondateurs du bien commun.

Si on se réfère aux valeurs vitales de solidarité, de réciprocité et d’empathie, il devient de plus en plus évident que les droits et libertés, qu’ils soient individuels ou collectifs sont insuffisants et nuisibles s’ils ne sont pas compensés par les valeurs conséquentes qui les accompagnent. Nos devoirs et nos responsabilités sont en effet indissociables de nos droits et de nos libertés, ils en déterminent les limites et en établissent les effets et les conséquences. Sans ces ingrédients incontournables, nous sommes perdus.

Refuser la vaccination et la protection qu’elle procure n’a rien d’anodin dans le contexte actuel, solliciter les effectifs et les ressources de notre système de santé à bout de souffle révèle l’ampleur de l’irresponsabilité et une absence cruelle d’empathie et de solidarité. Les victimes du délestage et le personnel soignant ne méritent pas cette violence déployée au nom de la prétendue liberté, de la peur et de la désinformation.

En ce qui concerne les coûts sociaux et humains engendrés par la pandémie, c’est l’ensemble de la société qui devra les assumer. L’idée d’une contribution spéciale tombe alors sous le sens, comme les taxes qui accompagnent des produits de consommation nuisibles à la santé des utilisateurs (alcool et cigarettes), qui sont tout à fait légitimes et acceptées socialement. Un moyen efficace de souligner l’importance de nos devoirs et de nos responsabilités sans lesquels notre société ne peut se rétablir ni fonctionner.

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