La contribution santé et les non-vaccinés

La contribution santé du gouvernement du Québec prend l’allure d’une mesure importante compte tenu de sa nouveauté et des problèmes juridiques, économiques, sociaux et éthiques qu’elle soulève. Elle n’apporte pourtant aucune contribution notable à la sortie de la crise sanitaire que nous vivons.

Cette mesure n’ajoute aucune contrainte supplémentaire pour l’accès des non-vaccinés à l’espace public, alors que la réduction du nombre de contacts des non-vaccinés est une condition essentielle pour réduire leur nombre dans les hôpitaux et aux soins intensifs.

La contribution santé sera exigée dans le cadre de la déclaration de revenus 2023, de sorte qu’elle ne pourra avoir d’effets importants sur la vaccination avant plusieurs mois.

L’annonce de la contribution santé vise d’abord à faire diminuer la grogne des vaccinés. C’est aussi une tentative de relancer le débat politique sur le terrain de l’équité entre les vaccinés et les non-vaccinés et de faire oublier le débat sur l’élargissement du passeport vaccinal, la vaccination obligatoire ou encore le confinement de crise qui risque d’exiger des mesures immédiates.

Le gouvernement prend le pari que les effets combinés des contraintes mises en place en décembre, de la diminution de l’intensité du virus et des efforts pour trouver du personnel supplémentaire pour le système de santé lui permettront de passer à travers la crise. C’est un choix politique. Espérons que c’est un bon choix, qui tient compte des informations scientifiques dont dispose le gouvernement.

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