Lettre aux non-vaccinés

Mes chers amis non vaccinés,

En tout respect, à moins que vous n’ayez de sérieuses contre-indications médicales qui vous empêchent d’être vaccinés, j’aimerais comprendre pourquoi vous persistez dans votre refus, maintenant que les vaccins contre la COVID ont, selon un nombre élevé de sources fiables, prouvé leur efficacité.

Croyez-vous toujours que votre droit de refuser le vaccin (par crainte de ses éventuels effets secondaires à long terme qui, effectivement, ne peuvent pas encore être connus) doit l’emporter sur le devoir de solidarité sociale qui a déjà amené un grand nombre de vos concitoyens à surmonter cette crainte et à se faire vacciner ?

À moins que votre refus découle d’un rejet de l’autorité, et que toute restriction, même dictée par le bien public, vous apparaisse comme une atteinte insupportable à l’intégrité et à la liberté des citoyens ? Là-dessus, vous n’avez pas entièrement tort. Toute mesure d’urgence constitue en effet une atteinte à la liberté. Et cela peut indéniablement être dérangeant. Mais est-ce vraiment insupportable ? Ne peut-il exister aucune situation qui exige l’imposition temporaire de contraintes visant à assurer le bien commun ? À ce titre, toutes les lois, tous les règlements constituent une atteinte à la liberté, comme le pensent d’ailleurs bien des amis du précédent président des États-Unis.

Il est certes admirable d’être fidèle à soi-même et à ses convictions, d’écouter sa conscience « contre vents et marées ». Mais croyez-vous qu’il s’agisse là d’un droit inaliénable ? Et ce droit doit-il l’emporter sur le devoir d’être solidaire de ses semblables ? Se pourrait-il qu’il ne soit parfois que l’alibi d’un narcissisme exacerbé ou, pire, d’un égoïsme qui s’ignore ? Cette « sacralisation » de l’individu et de ses droits sacrés véhiculée par l’idéologie qui domine largement dans nos sociétés ne vous ferait-elle pas oublier que les humains ne peuvent vivre isolés les uns des autres et doivent faire preuve de solidarité s’ils veulent survivre ? Est-il si humiliant de changer d’idée et d’accepter de renoncer à une certaine « liberté » au nom du bien commun ? […]

Car la pandémie n’est qu’un avant-goût de ce qui s’en vient. On peut bien penser que ce n’est qu’une supercherie, mais qui peut encore aujourd’hui nier que quelque chose cloche dans le climat de notre belle planète ? Sauf peut-être un bon ami du président mentionné plus haut… S’il existait un vaccin pour sauver la planète, le refuseriez-vous aussi ? L’ennui, c’est qu’il ne s’agit pas de sauver la planète, mais bien les humains qui y vivent. La planète, elle, s’en tirera.

[…]

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