Minorité totalitaire, un fait accompli?

Un des effets de la COVID-19 est de mettre en évidence une des faiblesses de notre système démocratique. Nous sommes rendus au point où nous devons protéger les 10 % non vaccinés au détriment des 90 % vaccinés.

Nos décideurs ont les mains liées par des lois qui protègent les minorités ; même celles qui savent très bien que leurs actions, ou plutôt leurs inactions, nuisent à la majorité.

Il semble que nous devions nous faire à l’idée que, dans notre système, ce soit normal de dire aux gens qui font des gestes qui ont un effet positif pour la collectivité, comme se faire vacciner, qu’ils doivent se sacrifier pour ceux qui n’en ont que faire, de la collectivité.

C’est ainsi que nos dirigeants nous disent que c’est bien triste, mais qu’ils ne peuvent rien faire d’autre que de demander aux vaccinés qui sont en attente de soins depuis des mois, si ce n’est des années, d’attendre encore, car il faut prioriser les soins pour les non-vaccinés qui prennent leur place. Eux, ils sont prioritaires…

Il est difficile de prendre des mesures pour limiter les dégâts, en imposant la vaccination obligatoire, car « ça ne se fait pas », la minorité a des droits… Ça ne se fait pas non plus de transférer les non-vaccinés vers le réseau privé… ils ont des droits…

Et voilà, la magie de la démocratie opère… la minorité rend malade le personnel soignant, engorge le système de santé déjà mis à mal, épuise davantage le personnel soignant, et contraint même le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles en faisant travailler dans le réseau des soignants infectés.

Il devient donc nécessaire de prendre des mesures pour contrer la propagation. Et abracadabra, la majorité se retrouve l’otage de la minorité… Des malades doivent continuer de souffrir, des entreprises et des commerçants subissent des pertes, voire doivent déposer leur bilan, les vaccinés doivent s’empêcher de voir leurs proches, les enfants ne peuvent aller à l’école, les parents ne savent plus où donner de la tête et les gouvernements devront s’endetter davantage.

Avec tout ce branle-bas, je me suis surpris à me dire que certains régimes autocratiques ont tout de même certains avantages lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui nécessitent la protection de la majorité… À croire que le mélange des genres pourrait être profitable à tous, même à une minorité totalitaire !

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