Un nouveau stade comme centre communautaire

Avant d’écrire le présent texte, j’ai fait mon petit exercice de relaxation dont j’ai l’application (RespiRelax) sur mon iPad. Je voulais commenter l’attitude et les propos récents de Stephen Bronfman sur son projet de stade de baseball en conservant mon calme !

Imaginez donc : un nouveau stade, pas seulement pour une demi-équipe de baseball, mais aussi pour des spectacles… Et tout juste à côté du Centre Bell et à une douzaine de stations de métro du Stade olympique ! A-t-on vraiment besoin d’un troisième endroit pour les gros spectacles ? Il est vrai qu’à une certaine époque, pour les hommes d’affaires du centre-ville et les résidents du West Island, s’aventurer dans l’est de Montréal, au-delà de la Main, pouvait sembler périlleux ! Josh Freed en faisait mention avec humour dans son Anglo Guide to Survival in Québec, dans les années 1980. C’est peut-être encore le cas pour eux aujourd’hui. Trop loin à l’est, le Stade olympique !

Par ailleurs, durant les mois de la belle saison, rien de mieux que la place des Festivals, en plein centre-ville, pour des spectacles. On ne l’occupera pas 12 mois par année, ce nouveau bâtiment.

La dernière trouvaille du millionnaire : son projet de stade est un projet communautaire ! Tout à coup, le monsieur, qui doit avoir surtout l’habitude des grandes salles de spectacle des hôtels élégants ou des resorts, veut se lancer dans le communautaire.

Les Montréalais qui vivent dans les quartiers du Centre-Sud et du Sud-Ouest n’ont pas besoin de ce type de projet. Ils ont surtout besoin de véritables projets communautaires : de logements sociaux, de nouvelles écoles, de terrains de sport, de patinoires, de piscines et de lieux de loisirs. D’animateurs de loisirs et de rue, engagés pour intervenir dans ces quartiers et ainsi contrer le désœuvrement et la violence de certains groupes de jeunes.

Pas question de détourner nos impôts et nos taxes vers des ambitions de promoteurs. Que ces promoteurs fouillent donc dans leur encaisse ou leurs portefeuilles placés aux îles Caïmans ou ailleurs. Ils pourront certainement financer « leurs grands rêves ».

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