Souhait exaucé!

Le premier ministre Legault exprimait la semaine dernière, tout haut, son souhait d’un assouplissement des mesures sanitaires afin que 20 ou 25 personnes puissent se rassembler pour Noël. Face aux critiques qui lui reprochaient de mettre une pression inutile sur les responsables de la santé publique, M. Legault expliquait qu’il ne faisait qu’exprimer son désir, et que la décision revenait au Dr Arruda et au ministre Dubé. Bien sûr ! Ceux et celles qui se demandaient comment le Dr Arruda pouvait agir en toute indépendance compte tenu de ses fonctions de sous-ministre ont eu la réponse mardi après-midi. Le temps pressait… Quant au ministre Dubé, avait-il vraiment la « carrure » nécessaire pour résister aux désirs de son patron ? Peut-être que la décision d’élargir les réunions à 20 personnes vaccinées sera, a posteriori, la bonne. Souhaitons-le. Misons aussi sur le bon sens de nos concitoyens. Le problème qui ressort est celui de l’indépendance de l’autorité de santé publique québécoise par rapport à l’autorité politique. Jusqu’à récemment, le premier ministre Legault avait généralement agi, comme il se doit, « en bon père de famille » (excusez l’expression genrée !). Mais son souhait clair et appuyé d’un élargissement des allègements sanitaires, la semaine dernière, laisse songeur. Dans quelle mesure M. Legault était-il motivé, d’abord et avant tout, par le désir de plaire aux électeurs ? « Plaire » et « protéger » ne sont pas nécessairement opposés, ni synonymes. En période de pandémie, on aimerait être rassuré, et non inquiété, par le processus décisionnel en matière de santé publique.

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