Mise au point sur la réalité du sexe

Dans un texte du Devoir du 29 novembre intitulé « Ce que la loi 2 échoue à comprendre », les 224 signataires indiquent qu’un « examen scientifique de ces caractéristiques permet d’observer un large éventail de traits qui ne se restreignent pas à deux catégories sexuelles et de conclure que la différence sexuelle est beaucoup plus ambiguë qu’une division stricte entre mâle et femelle ». Les signataires ne précisent pas la nature de leur « examen scientifique ». Pourtant, la science liée à la réalité biologique du sexe n’est pas ambiguë. Chez les humains, il y a deux gamètes (cellules sexuelles). L’un est gros et non mobile, l’ovule, et est produit par la femelle ; l’autre est petit et mobile, le spermatozoïde, et est produit par le mâle. Il n’y a pas de troisième gamète.

Le produit de la fécondation sera des humains avec des morphologies distinctes (hommes et femmes) qui vont produire des ovules et des spermatozoïdes. Le sexe est donc binaire. Si le nouveau-né présente des traits des deux sexes, il sera alors classifié « intersexe ». Être une personne intersexe n’est pas un troisième sexe, mais le résultat d’une des nombreuses anomalies chromosomiques possibles qui va créer un individu avec des traits particuliers. Cet individu, s’il est fécond, produira des gamètes mâles ou femelles. Utiliser de rares anomalies, chromosomiques ou autres, pour nier ou diluer la réalité binaire du sexe ne relève pas de la science. Cette réalité binaire existe depuis au moins un milliard d’années. C’est une réalité biologique inaltérable qui est observée chez un grand nombre d’espèces, notamment chez les plantes et les animaux.

Le genre est une notion relative au ressenti et aux stéréotypes sociaux liés à la féminité et à la masculinité. C’est donc un concept fluide, propre à notre espèce, et lié en partie au sexe. Peu importe si une personne d’un des deux sexes tente de modifier son corps par une chirurgie, par des médicaments ou par tout autre moyen, jamais elle ne deviendra l’autre sexe (c.-à-d. qu’elle ne produira jamais les gamètes de l’autre sexe).

Donc, le contenu informatif des deux concepts est distinct et les tentatives de déconstruire ou de diluer le contenu informatif du sexe ne correspondent à aucune réalité scientifique. L’amalgame avec le genre est surtout idéologique et peut nuire à une portion importante de la population. Je pense ici aux femmes (biologiques) qui veulent être reconnues dans les sports de compétition, dans les essais cliniques de médicaments ou dans l’étude des maladies. De plus, il est immoral et indécent de leur nier ce trait unique absolument extraordinaire que seule une femme peut accomplir : enfanter.

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