Une troisième dose qui tarde au Québec

Compte tenu de la rareté des vaccins, le choix du gouvernement du Québec de donner un délai de 4 mois entre la première et la deuxième dose offrait l’avantage de protéger un plus grand nombre de Québécois avec la première dose avec le risque d’une moins bonne protection pour ceux qui avaient reçu la première dose. Les gains prévus étaient plus grands que les risques, et c’est une décision heureuse puisqu’un délai plus long a également permis d’améliorer la protection de ceux qui avaient reçu la première dose.

Compte tenu de la disponibilité actuelle des vaccins pour la troisième dose, je ne vois cependant aucun avantage à limiter l’accès aux personnes de 60 ans et plus, à mettre un délai de 6 mois entre la deuxième et la troisième dose, à démarrer une campagne de vaccination dont la lenteur ajoute de 3 à 4 semaines pour les places disponibles, du moins au Saguenay, et qui laissera une très large partie de la population vulnérable sans protection supplémentaire pendant la période des Fêtes. Pourquoi prendre ces risques alors que toutes les informations venant d’ailleurs nous indiquent qu’il y a péril en la demeure ?

Je comprends que la situation au Québec est différente, compte tenu de notre taux de vaccination élevé et des moyens de protection mis en place, que nos scientifiques surveillent étroitement l’évolution de la protection des vaccins et que nous sommes un laboratoire fascinant, qu’ils sonneront l’alarme au déferlement de la cinquième vague.

Sera-t-il trop tard ? Nous serons alors possiblement durant la période des Fêtes, et les retards de la campagne de vaccination pour la troisième dose pourront avoir des conséquences très lourdes pour notre système de santé et la santé de nos concitoyens.

Encore une fois, pourquoi, dans une campagne de vaccination pour la troisième dose, la lenteur nous fait-elle prendre des risques supplémentaires, alors qu’il n’y a pas d’avantages ? Pourquoi nos députés à l’Assemblée nationale n’ont-ils pas soulevé davantage cette question ? Un drame est-il nécessaire pour attirer leur attention et celle du gouvernement ?

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