Pas de dose de rappel, pas de Noël

C’est décidé, le temps de Fêtes pour nous cette année sera analogue à celui de l’an dernier. Les vœux et les câlins à distance. Je m’explique l’entêtement à ne pas rendre admissibles à la dose de rappel du vaccin anti-COVID, non pas pour toute la population, mais au moins les 60 ans et plus, par l’urgence de vacciner les 5 ans à 11 ans.

Il faut toute une logistique afin de réussir à injecter en un temps record une première dose à l’école ou en centre de vaccination. Plus d’enfants vaccinés maintenant, plus d’enfants pleinement vaccinés avant la semaine de relâche scolaire de 2022.

Or, nombre de personnes âgées de moins de 70 ans franchissent le cap des six mois écoulés depuis leur deuxième dose. Parmi les facteurs dont ne tiennent pas compte maints experts : il y a des grands-parents déjà souvent appelés en renfort pour garder leurs petits-enfants — et on ignore ce qu’il adviendrait s’il y avait grève illimitée en CPE  — ; il y a l’obligation de se rendre aux sites de vaccination, loin, malgré les aléas de la météo ; il y a des aînés qu’un proche aidant doit accompagner ; et il y a le temps de Fêtes, qui pose un plus haut risque de contamination.

Le vaccin étant un outil de prévention, pourquoi décider de l’admissibilité des plus âgés surtout selon le nombre d’hospitalisations en cours, comme le fait l’INSPQ ? Pourquoi attendre l’hospitalisation de patients de moins de 70 ans avant de déclencher sans plus tarder la vaccination des 60 ans et plus ?

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