La gestion à courte vue

« Le pont construit entre l’école et les organismes communautaires pour assurer la sécurité des élèves ne doit pas être détruit par une gestion à courte vue. » Voilà la phrase du texte de Diane Gendron, paru dans Le Devoir du 19 novembre 2021 coiffé du titre « Un pont au cœur de l’île, pour un espace à la mémoire de Thomas Trudel », qui nourrit notre réflexion sur la violence qui a cours à Montréal. Si l’on veut s’attaquer sérieusement au phénomène de la violence, des armes à feu, des gangs de rue, il faudra prendre différents moyens et non seulement ajouter des policiers. La lutte contre cette violence urbaine nécessite absolument un travail de concertation impliquant les différents gouvernements, les écoles et les partenaires du monde communautaire. Ces derniers sont bien au fait des nombreuses raisons qui peuvent expliquer la violence de certains jeunes dans nos communautés : les inégalités sociales engendrant la pauvreté et l’exclusion, la quête de sens, la recherche de relations affectives, etc. Il peut aussi s’agir d’un mode de vie choisi pour obtenir du pouvoir et de l’argent facilitant la consommation de biens dont notre société bienveillante (sic) fait la promotion.

Pour revenir à la phrase citée ci-dessus, nous espérons que les actions seront prises dans l’esprit d’une gestion à long terme. Notre expérience terrain à titre d’intervenants de CLSC nous a tellement apporté de grandes déceptions. Les décideurs ont souvent tendance à saupoudrer de l’argent, que l’on retire par la suite très rapidement, une fois la médiatisation du phénomène social essoufflée.

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