Mort à la culture du char !

J’ai réussi à cesser de fumer en 1993 après plusieurs tentatives ratées. Ce fut très difficile, changer ses habitudes est difficile, car l’attrait confortable de l’inaction est puissant, même si cette habitude nous intoxique sans l’ombre d’un doute. Aujourd’hui, je ressens du dégoût à la vue de mégots de cigarettes et une sorte de désespoir lorsque je vois de belles jeunes personnes fumer. Au cours des dernières décennies, la position de la société envers le tabac a fait un virage à 180 degrés, la publicité est désormais interdite, les cigarettes mises en vente doivent être cachées, l’usage du tabac dans les lieux publics est totalement interdit. On peut affirmer que le danger du tabac fait consensus partout.

Actuellement, le danger lié aux hydrocarbures fait aussi consensus partout, la survie de l’humanité est en jeu. Bien entendu, on ne peut s’en passer du jour au lendemain, une transition est nécessaire. Mais soyons cohérents, car ce poison nous menace et, permettons-nous une comparaison, cette fois tout le monde sera victime de la fumée secondaire. Alors, interdisons la publicité sur la vente de voitures ou de carburant fossile, sur le transport aérien. Obligeons les fabricants d’automobiles à imprimer des images de catastrophes sur le tableau de bord du véhicule vendu… Exigeons que les aéroports installent d’immenses affiches montrant le slogan « Ce voyage est-il vraiment essentiel ? ».

Peut-être que la jeunesse commencerait alors à croire que le gouvernement vaut mieux que du « bla bla bla ».

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