Les cendres du système Phénix

Le système Phénix renaîtra-t-il de ses cendres ? Sous quelle forme ? Pour l’instant, il se fait plus discret que jamais. Comme s’il n’avait jamais existé.

Pourtant, son empreinte demeure bien réelle, notamment pour les gens qui attendent le versement de sommes qui leur sont dues. Je suis à la retraite, et je fais ici référence à une mesure qui mettait fin, en 2013, au versement d’une indemnité équivalant à une semaine de salaire par année d’ancienneté lors du départ à la retraite. Les fonctionnaires avaient le choix de toucher immédiatement cette indemnité ou d’attendre à la retraite pour la recevoir. J’ai choisi la seconde option. Et puis vint la création de Phénix, avec tout ce qu’on a lu et entendu à ce sujet. On sait que des centaines de millions de dollars ont été consacrées à l’élaboration et à la mise en œuvre de ce système. Mais sait-on aujourd’hui à combien se chiffre vraiment l’aventure Phénix ? Et a-t-on la moindre idée de ce que les contribuables devront encore débourser d’ici la fin de l’aventure ?

Entre-temps, j’attends toujours mon indemnité, dix-neuf mois après mon départ à la retraite. Mes nombreux appels de suivi auprès du Centre de contact avec la clientèle pour m’enquérir du traitement de mon dossier sont demeurés lettre morte. On me répond que mon dossier est en traitement, ou encore qu’il n’a pas encore été assigné. On me dit d’être patient et de rappeler plus tard. Mais j’en ai un peu marre. C’est tout simplement ridicule. Non seulement je ne peux profiter de cet argent, mais tous les dossiers dont le traitement ou le non-traitement s’éternisent continuent de coûter des sous à tous les contribuables. Et on peut sûrement compter ces cas en dizaines de milliers. À ce stade-ci, j’espère que ce ne sont pas mes ayants droit qui auront à assurer le suivi de mon dossier si je venais à trépasser avant de recevoir mon indemnité.

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