Réglementer d’abord la consommation d’hydrocarbures

À bien des égards, on peut comparer la consommation d’hydrocarbures à celle de la drogue : si la rue en demande, on lui en fournira, quels que soient les efforts pour réduire leur extraction. En outre, se mobiliser pour contrecarrer les nouveaux projets d’extraction d’hydrocarbures est louable mais quelque peu inefficace. C’est au niveau de la rue qu’il faut réglementer.

Lors du premier confinement de la pandémie, quand les routes étaient surveillées, les frontières fermées, tout le monde bloqué à la maison, la demande mondiale en pétrole a considérablement chuté. Il n’y avait alors aucun nouveau projet d’extraction d’hydrocarbures, que ce soit dans les sables bitumineux, dans l’océan Atlantique ou ailleurs, et l’industrie devait gérer d’immenses surplus invendus.

Pour réduire notre consommation d’hydrocarbures, il faut nécessairement réduire nos déplacements et réduire le nombre de véhicules sur les routes. Il faudra imposer des péages inversement proportionnels au nombre de passagers par voiture, limiter les voyages en avion, interdire les sports motorisés et bien entendu offrir des solutions de remplacement abordables. Forcément, ça va déranger, mais c’est un mal nécessaire car on ne pourra atteindre nos cibles de réduction d’émission des gaz à effet de serre sans faire de mécontents.

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