Sur les voitures électriques

La vingt-sixième Conference of the Parties (COP26) est en fait la vingt-quatrième des conférences de l’ONU sur le changement climatique, la première, celle de Kyoto, s’étant tenue en décembre 1997. […]

24 ans après la conférence de Kyoto, la production mondiale d’énergie renouvelable représente moins de 5 % de l’énergie produite avec plus de 20 % d’énergie produite par le pétrole, de l’ordre de 17 % par le charbon, environ 15 % par le gaz naturel (trois formes d’énergie produisant du gaz carbonique), moins de 5 % par l’hydroélectricité (une énergie renouvelable, mais bientôt arrivée à la limite des sites que l’on peut exploiter) et de l’ordre de 2,5 % par le nucléaire (qui ne produit pas de gaz carbonique, mais pose le problème des déchets radioactifs).

D’après ce qui précède, il est évident que l’on aura encore longtemps besoin de pétrole, de charbon et de gaz.

J’aimerais par contre que l’on m’éclaire sur un point particulier, les véhicules électriques, dont nombre de gouvernements font non seulement la promotion, mais légifèrent pour les rendre obligatoires et interdire la production de véhicules à essence d’ici quelques années.

Que cela soit raisonné et éventuellement raisonnable au Québec, je veux bien l’admettre, car plus de 95 % de l’énergie est, je crois, de l’hydroélectricité, mais le Québec est une exception dans le monde. Partout ailleurs, un véhicule électrique est une aberration écologique, car pour pouvoir utiliser ces véhicules, il faut produire de l’électricité, produite, encore maintenant et pour des années à venir, essentiellement avec du pétrole ou du charbon ou du gaz, avec au passage des rendements bien évidemment inférieurs à 100 %, tant pour la production que pour le transport de cette électricité, de sorte qu’en fin de compte, un véhicule électrique est essentiellement plus polluant qu’un véhicule à essence de la même puissance !

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