Pourquoi une dose de rappel à géométrie variable?

Il est frustrant d’apprendre qu’au Québec, la dose de rappel pour le vaccin anti-COVID ne sera pas d’ores et déjà admissible à tous les 65 ans et plus ayant reçu leur deuxième dose depuis au moins six mois. Le bien connu Dr Karl Weiss a pourtant récemment insisté, notamment lors de l’émission 24-60 sur RDI, sur l’importance de la dose de rappel afin de renforcer l’immunité chez les personnes âgées, et ce, en se fondant sur des données probantes. Soulignons que l’intervalle entre les doses reçues a varié selon les régions en fonction du calendrier des arrivages des vaccins, donc l’intervalle n’est pas forcément identique dans le cas de tous les 65 ans et plus à l’échelle de la province.

Pourquoi ne pas cibler une plus large population d’aînés en combinant la vaccination antigrippale et la dose de rappel en un seul rendez-vous dès novembre, puisqu’une telle double vaccination ne pose aucun problème ? Pourquoi limiter la protection la plus adéquate aux seuls résidants des CHSLD, des RI et des RPA sous prétexte que ces aînés vivent en communauté ? Beaucoup d’autres aînés sont de plus en plus actifs socialement, multipliant sorties et activités en profitant de l’assouplissement des consignes sanitaires. En outre, n’est-il pas essentiel de tenir compte du risque auquel s’exposeront théoriquement des personnes âgées non masquées participant à des rassemblements familiaux au temps des Fêtes ? On dirait que bien protéger les aînés devient moins prioritaire que dans le cas des enfants et des adolescents. Est-ce que le ministère de la Santé souhaite un mois de janvier plus pénible qu’actuellement dans nos hôpitaux ?

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