Balayer la peur et la haine, pour l’urgence climatique aussi?

Dans Le Devoir du 19 octobre dernier, M. Karl Blackburn, président et chef de la direction pour le Conseil du patronat du Québec, a écrit un texte, ma foi, assez émouvant sur le vivre ensemble postpandémique. Son titre était : « Balayer la peur et la haine dans un Québec post-pandémie. »

À la lecture de son texte, on peut se demander pourquoi ce genre de réflexions n’est pas appliqué, par le monde économique, à l’urgence climatique.

Par exemple, on nous dit qu’on a peur de ce qu’on ne connaît pas, mais on continue d’appliquer des recettes économiques d’un autre siècle qui ne peuvent que nous conduire dans le mur. Parfois, on les enrobe d’un vernis vert ou du mot durable pour faire passer la pilule, mais l’objectif est toujours le même, soit d’avoir une croissance infinie dans un monde fini. On nous parle d’équité, alors que ce sont ceux qui contribuent le moins aux changements climatiques qui en souffriront le plus, autant dans notre propre région que dans les pays en développement. En effet, vous avez raison, il ne faut laisser personne derrière ! Mais ce n’est pas dans cette voie qu’on se dirige actuellement.

On fait référence aux méconnaissances qui ont des effets pervers et, en même temps, on semble faire fi des très nombreuses recherches scientifiques qui nous disent l’urgence de la situation et nous indiquent les solutions qu’il faut appliquer. Et elles sont loin d’être technologiques, ces solutions, alors qu’un gros paquet d’argent leur est souvent consacré !

Oui, on doit se parler et se comprendre pour endiguer la pandémie. C’est exactement la même chose pour l’urgence climatique ! La COP26 est là pour nous le rappeler !

Vous avez raison, Monsieur Blackburn, en tant qu’acteurs de la vie économique, il est de votre devoir de pousser à la roue, mais il faudrait le faire dans un tout nouveau sens !

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