Le bus électrique, la solution optimale du transport urbain

Lorsque la Ville de Québec a retenu le tramway, il y a déjà huit ans, elle n’a pas anticipé la révolution qui s’amorçait dans le transport urbain. D’abord dans l’automobile, le progrès des batteries rechargeables de nouvelle génération a aussi conquis l’industrie du transport en commun. Curieusement, même l’analyse du BAPE a ignoré cette transformation radicale.

L’autobus électrique — dont la motricité est assurée par un système de batteries qui peut se recharger en quelques minutes et fournir une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres — est aujourd’hui proposé en configurations diverses, par de nombreux fabricants.

L’autobus articulé LVSe, à longue autonomie et charge rapide, de NovaBus (Québec, filiale de Volvo), est un exemple de ce qui est d’ores et déjà disponible.

L’autobus électrique possède une multitude d’avantages qui en feraient la solution optimale pour Québec :

1. Sans rails sur plateforme en ciment, ni poteaux pour soutenir des lignes aériennes d’alimentation, ni dédoublement des égouts et aqueducs le long des rails ; seulement des bornes de recharge bien dimensionnées aux extrémités du parcours.

2. Voies réservées ou dédiées, de largeur et construction conventionnelles.

3. Aucun dommage irréparable, comme l’abattage de centaines, voire de milliers d’arbres, ni dégradation architecturale et esthétique, ni déchirure de certains quartiers.

4. Tracé sans tunnel.

5. Roulement sur pneus, silencieux et confortable.

6. Motricité parfaitement adaptée. Capable de fournir directement une grande force pour gravir les côtes, le moteur électrique réduit aussi les coûts opérationnels en rechargeant les batteries dans les descentes.

7. Satisfaction des pointes de demande et des périodes creuses par rames de capacité variable (simples, doubles, éventuellement triples).

8. Coûts réduits par une infrastructure plus légère.

9. Tracé éventuellement modifiable, si nécessaire.

10. Étalement des investissements avec l’évolution des besoins, évolution incertaine avec le travail à distance survenu avec la pandémie, dont une partie pourrait subsister.

Toutes les grandes villes canadiennes — Montréal, Toronto, Ottawa, Saskatoon, Calgary, Victoria, Vancouver — ont compris la supériorité de cette approche et sont en cours de l’adopter.

Bordeaux, ville jumelle de Québec, dispose d’un vaste réseau de tramways amorcé il y a 20 ans. Son réseau, devenu insatisfaisant, s’active à une migration vers l’autobus électrique. L’année dernière, Paris a passé une commande de 800 unités.

Il est encore temps, ici, de recalibrer le choix de notre ville vers l’autobus électrique, véritable futur du transport urbain.

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