Justin s’excuse… encore une fois!

Le premier ministre Justin Trudeau aura presque fait des « Je m’excuse… » une marque de commerce. Après les épisodes du « black face » et de la visite en Inde en passant par le scandale « We Charity », on se serait attendu à ce que M. Trudeau ait appris de ses erreurs de jugement. Sa présence en visite de famille à Tofino lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation tend à confirmer le contraire. Et au moment où une majorité de la population s’est montrée solidaire envers les Premières Nations, l’absence de Justin Trudeau auprès des communautés autochtones tient de l’aberration. Un rendez-vous manqué… rien de moins !

La décision de M. Trudeau illustre à quel point, pour ce dernier, l’écart est grand entre la parole et le geste. Les victimes de la tuerie de Polytechnique l’ont bien compris. Ce n’est pas sans raison qu’elles ont décidé de ne plus jamais se retrouver en présence de Justin Trudeau, qui parle des deux côtés de la bouche en matière de contrôle des armes à feu. Le choix de faire une promenade en famille sur les plages de Tofino lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation a un fort pouvoir symbolique et confirme, par la négative, l’adage : « Ce que tu es parle si fort qu’on n’entend plus ce que tu dis… »

Steven Guilbeault a eu beau s’insurger contre la position de François Legault, qui invoquait l’argument d’une perte de productivité pour refuser un congé à la mémoire des Premières Nations, il aurait eu avantage à se garder une petite gêne, même si la position de M. Legault est aux antipodes des valeurs humanistes qui sont de mise en pareilles circonstances.

Dans un cas comme dans l’autre, nos premiers ministres n’auront pas brillé par la sagesse de leur discernement…

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