Le gouvernement Legault fait la sourde oreille

Le gouvernement Legault refuse de s’engager dans les chemins de repentance tracés par le gouvernement fédéral, détenteur des pouvoirs relatifs aux Autochtones et principal responsable de la subordination et de la dépossession des nations autochtones d’un océan à l’autre. C’est notamment le cas pour la Journée de la vérité et de la réconciliation.

Par cette attitude, il prête le flanc à des accusations de racisme et laisse le beau rôle au gouvernement d’Ottawa qui braque les projecteurs sur l’attitude butée du Québec pour mieux faire oublier le lourd casier judiciaire de l’État de John A. Macdonald.

Or, si la nation québécoise se souvenait vraiment de ses origines, soit l’implantation d’une poignée de Français rendue possible uniquement par des ententes avec la majorité des peuples autochtones souverains qui peuplaient le nord-est de l’Amérique du Nord (l’île de la Grande Tortue), elle élirait un gouvernement soucieux d’exprimer en toutes choses sa gratitude à l’égard des nations autochtones.

En acceptant d’être à la remorque du gouvernement fédéral dans le domaine des relations avec les Autochtones, et de se laisser manipuler par ce dernier, les Québécois se soumettent au lieu de se souvenir. Non contents d’être oublieux, les héritiers politiques de la Grande Paix de Montréal (1701) dilapident honteusement leur legs le plus précieux, l’amitié des Premiers Peuples.

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