Le projet de loi 96

Je m’adresse à la présidente du Quebec Community Groups Network, madame Marlene Jennings.

Madame,

Vous avez écrit, selon Le Devoir du 29 septembre dernier, que « le projet de loi 96 signifie […] pour tous les Québécois dont la langue maternelle n’est pas le français, qu’ils ne sont pas vraiment les bienvenus dans la province ».

Votre propos m’interpelle et je vous contredis avec véhémence. Ma langue maternelle est l’allemand. Or, je n’ai jamais senti que je n’étais pas le bienvenu au Québec, au contraire. Le projet de loi 96 n’y changera strictement rien.

En Allemagne, il n’y a pas de cégep. C’est l’école secondaire qui mène à l’université. Bien entendu, la langue d’enseignement à l’école secondaire est l’allemand, quelle que soit la langue maternelle des élèves. Il y a des exceptions pour les minorités historiques, notamment les Danois et les Sorabes, tout comme il y en a au Québec pour les anglophones. L’obligation générale de fréquenter une école de langue allemande jusqu’au moment d’entrer à l’université n’empêche personne de se sentir le bienvenu en Allemagne. Pourquoi cela serait-il différent au Québec ?

À voir en vidéo